La stratégie cantonale vise à ancrer durablement le canton comme un espace commun inclusif, garantissant l’égalité de traitement et la dignité de toutes et tous. Elle repose sur huit objectifs stratégiques, déclinés en 22 objectifs opérationnels et 50 mesures concrètes. Celles-ci soutiennent une logique de complémentarité avec les dispositifs existants et une approche intersectionnelle pour répondre aux réalités vécues par les personnes LGBTIQ. Parmi les objectifs stratégiques, la stratégie veut par exemple :
- Assurer un environnement d’apprentissage respectueux et exempt de discriminations
- Évaluer la nécessité d’une disposition légale interdisant spécifiquement les violences liées à l’orientation sexuelle et affective, à l’identité et à l’expression de genre et aux caractéristiques de sexe
- Informer et former les milieux professionnels sur les mécanismes de violence et de discrimination
Les mesures prévues permettront une mise en œuvre coordonnée et pragmatique des objectifs fixés, en s’appuyant sur les compétences et missions des partenaires institutionnels et associatifs. Elles visent notamment à renforcer la production et la publication de données statistiques à l’échelle cantonale en lien avec les thématiques OSAIEGCS. Elles prévoient également la poursuite d’un mois annuel d’actions et de visibilité, assorti d’un soutien financier à des initiatives de terrain. Des outils concrets favorisant l’inclusion des personnes LGBTIQ dans le contexte professionnel seront mis à disposition, en collaboration avec les services des ressources humaines des employeurs concernés. Enfin, des modules de formation continue adaptés aux pratiques des milieux de la justice et de la police seront identifiés en partenariat avec la Police cantonale et le Service de l’application des peines et mesures (SAPEM). Sur les 50 mesures prévues, 26 pourront être réalisées avec les ressources existantes d’ici 2035. La mise en œuvre des autres mesures nécessite des moyens supplémentaires : 76’000 francs sur les budgets annuels ordinaires jusqu’en 2035, et un 0,3 équivalent plein temps supplémentaire à l’OCEF d’ici 2030.

