Langage épicène

Le langage n'est pas neutre. Ecrit ou parlé, le langage fait partie des outils permettant d'accéder à l'égalité entre les femmes et les hommes.

Le langage n’est ni neutre ni figé. Il évolue avec le temps, reflétant nos valeurs, nos mœurs et notre organisation sociale en perpétuel changement. La règle du « masculin l’emporte sur le féminin » n’a pas toujours existé et le contexte idéologique dans lequel le masculin universel a été adopté n’est plus d’actualité. Le principe de l’égalité entre les femmes et les hommes est ancré dans la Constitution depuis 1981 et le langage doit le refléter. L’utilisation d’un langage épicène (neutre au niveau des genres) va dans ce sens.


En novembre 2017, lors des assises de l’égalité à Martigny, Pascal Mark Gygax, Directeur de l’équipe de Psycholinguistique et Psychologie Sociale Appliquée de l’Université de Fribourg a démontré l’importance du langage épicène.


L’OCEF et les bureaux de l’égalité encouragent à l’utilisation d’un langage épicène dans la société en général et au sein des entreprises, administrations et autres institutions. Il existe différents guides pratiques en la matière ; quelques-uns figurent dans les liens ci-contre. L’OCEF a édité en 2022 son propre guide intitulé Aide à la rédaction épicène. Principes et astuces.


Au sein de l’administration cantonale valaisanne
Le 10 juin 2021, le Grand Conseil a accepté un postulat intitulé « Pour le respect du français académique », s’inquiétant de la diffusion de l’écriture inclusive, en particulier de la multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit. Ce texte demandait que « tous les services de l’Etat appliquent les règles et directives de la bonne utilisation de la langue française, en soient les garants et les promeuvent en toutes circonstances, dans toutes leurs productions, et qu’ils n’en dérogent pas à des fins idéologiques ou pour tout autre dessein ».


A la suite de ce vote, le 18 août 2021, le Conseil d’Etat a demandé « pour tous les textes produits par l’administration cantonale, de ne pas pratiquer l’écriture inclusive, en particulier les marques orthographiques ou syntaxiques qui alourdissent la langue, telles que l’ajout d’un point médian, d’un tiret, d’une barre oblique ou d’un astérisque pour faire apparaître simultanément les formes féminines et masculines d’un terme utilisé dans un sens générique » et « de privilégier les formulations non sexistes, en s’orientant vers le Guide de formulation non sexiste des textes administratifs et législatifs de la Confédération élaboré par la Chancellerie fédérale ».


Dès lors différentes stratégies sont possibles pour respecter l’égalité des sexes dans le langage tout en appliquant le postulat adopté par le Grand Conseil. Elles sont expliquées dans brochure Aide à la rédaction épicène. Principes et astuces.

Pour des conseils spécifique à ce sujet, n’hésitez pas à nous contacter à ocef-egalite@admin.vs.ch.

Mis à jour le 4 avril 2022